La semaine de l’Upop

La semaine de l’Upop

  • Merci à ceux qui sont venu nous rendre visite lors de ce beau week-end d’Education populaire. Le gestival a été un très beau moment de partage collectif de savoirs, d’expériences, et de pratiques. Il ne doit pas être une fin en soi, mais plutôt ouvrir la porte à de nouvelles perspectives … Nous publierons quelques photos de cet évènement qui fût aussi festif !

 

  • Le lab de l’Upop est un espace ouvert pour ceux d’entre vous qui veulent sortir d’une posture de spectateur, et s’investir dans l’action collective qu’appelle nécessairement la volonté de changement individuelle. A cet effet, nous sommes prêt à construire une équipe autour du sujet du glyphosate et ce qu’il engendre pour les enjeux de nutrition, en particulier sur un plan local. Lisez la présentation du lab et rejoignez-nous !

 

  • Cette semaine, nous retrouverons Gérard Jolivet pour la première de ses deux interventions dans le cadre de notre partenariat avec la maison de la culture arménienne de Vienne :  « Problématique du bouc émissaire : l’affaire Dreyfus et les intellectuels »

Rendez-vous jeudi soir à 19h30, rue du cirque, à la MCA. Voici la présentation de Gérard sur son sujet :

« Le racisme et la xénophobie sont le plus souvent appréhendés comme la désignation d’un bouc émissaire. A juste titre. Faut-il en déduire que le racisme est du côté du « Mal » et l’antiracisme du côté du « Bien » ? C’est évidemment plus compliqué. L’œuvre de l’écrivain Elias Canetti (Prix Nobel de littérature 1981) montre que « l’homme est un loup pour l’homme ». Celle du grand anthropologue René Girard que le désir entraîne toujours la rivalité et qu’il faut « sacrifier » un bouc émissaire sur l’autel de la paix civile.

L’exemple de l’affaire Dreyfus  est là pour nous montrer que le véritable adversaire du racisme n’est pas « l’opinion » majoritaire, fût-elle animée des meilleurs sentiments. L’antidote au racisme, c’est le doute (y compris sur soi-même), l’honnêteté intellectuelle, la recherche obstinée de la vérité et de la complexité des choses, en un mot, la pensée. La pensée cherche à comprendre et non à juger. Juger, c’est le métier des juges. Quand l’opinion se veut « justicière », elle produit fatalement des boucs émissaires.

Cette conférence de philosophie (même si elle s’appuie sur l’histoire avec l’Affaire Dreyfus) ne vise pas à nous rassurer, mais à nous inquiéter. N’avons-nous pas nous aussi des boucs émissaires ? »

 


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