Gestival #2 – février 2019

Vendredi 1 février, Serpaize, Nouveau pôle culturel, entrée libre et consciente

20h-22h « Transclass express – Histoire sociale d’un prof de philo qui déraille » par Maxime Mariette

Maxime Mariette : cheminot, étudiant, ouvrier manutentionnaire, professeur de philosophie… La trajectoire de Maxime Mariette est aussi curieuse qu’improbable. Aujourd’hui, il a laissé tomber l’éducation nationale pour s’engager dans l’éducation populaire, passant d’enseignant à désenseignant. La conférence gesticulée est pour lui, une entrée en matière, la prémisse de ce qu’il aimerait voir devenir son activité professionnelle : agitateur politique.

« Transclass express – Histoire sociale d’un prof de philo qui déraille » : Une conférence gesticulée qui traite de la présence de l’ordre sociale capitaliste jusque dans nos choix et nos désirs. Pour l’illustrer, Maxime fait appelle à son expérience d’élève, de professeur en lycée et de cheminot.

Suivie de …

 

Samedi 2 février, Chasse-sur-Rhône, salle Jean Marion

10h-13h / Atelier « A l’école des structures » par Maxime Mariette, sur inscription en envoyant un mail à contact@upop-paysviennois.fr. Les professionnels de l’éducation sont vivement bienvenus !

Qu’est ce que l’on apprend réellement à l’école ? Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi il ne vous reste pas grand-chose des cours que vous avez suivi au collège et au lycée ? Et si l’école était surtout là pour installer, ou du moins institutionnaliser des frontières sociales à travers la culture ? Cet atelier souhaite analyser ce que nous prenons pour de la Culture et comment elle s’inscrit dans une logique de discrimination à l’école. Si je suis un cancre, ce n’est pas parce que je suis idiot, mais simplement parce que j’ai hérité d’une culture que l’école ne valorise pas.

L’atelier souhaite, à partir des récits des participants et l’analyse ludique d’objets symboliques du monde scolaire, faire découvrir aussi les raisons et les manières dont cette institution nous enseigne à ployer le genou facilement devant le patron, l’élu, le costume ou tout simplement l’homme.

 

Samedi 2 février, Chasse-sur-Rhône à la salle Jean Marion, 14h-16h / Atelier médias par Acrimed, sur inscription, ouvert à tous ( envoyez un mail à contact@upop-paysviennois.fr) 

« Pourquoi les médias disent-ils tous la même chose ? Sur les mécanismes d’uniformisation de l’information. »

Les médias sont de plus en plus nombreux, et pourtant l’uniformisation de l’offre est croissante. Les logiques concurrentielles poussent au mimétisme éditorial. L’homogénéité du recrutement social des journalistes et la hiérarchisation de l’information liée à la recherche d’audience donnent l’impression d’une actualité toujours centrée sur les mêmes sujets, traitée de la même manière. Venez avec votre expérience de maltraitance médiatique, nous en discuterons !

Acrimed (ACtion-CRItique-MEDias) réunit des journalistes et salariés des médias, des chercheurs et universitaires, des acteurs du mouvement social et des « usagers » des médias. Elle cherche à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d’une critique indépendante, radicale et intransigeante de la sphère médiatique.

 

 

Samedi 2 février, Chasse-sur-Rhône à la salle Jean Marion, 18h-00h avec entracte, ouverture des portes 16h30  

Inculture(s) 2 : Et si on empêchait les riches de s’instruire plus vite que les pauvres ? Une autre histoire de l’éducation » par Franck Lepage

Entrée 12€ tarif unique. Billetterie Hello asso …

En 1792, la Convention auditionne le rapport du marquis de Condorcet sur l’instruction publique. Qui se souvient des autres projets d’éducation, dont celui de Mirabeau, de Talleyrand, de Rome, ou celui de Lepeletier de St Fargeau. A la différence de ce dernier qui interrogeait vraiment les conditions d’une égalité des apprentissages et des savoirs, le plan de Condorcet comporte un fort risque d’élitisme et une différenciation des citoyens par le savoir, difficulté habilement contournée par le recours ambigu au concept de « méritocratie » et l’indécente appellation « d’égalité des chances », définition littérale de l’inégalité. Deux siècles et 185 ministres plus tard, on pose toujours la question : « Comment concilier égalité des savoirs et méritocratie ? » On ne le peut pas ! La méritocratie et l’égalité sont inconciliables ! Ce sont deux principes opposés et il faut nécessairement choisir, le comble de la perversité étant de choisir la méritocratie en faisant semblant de désirer l’égalité. Si rien n’est fait pour changer l’école vers une école réellement égalitaire, le « marché éducatif » tel que promu par le traité constitutionnel européen imposé contre l’avis des Français règlera la question en mettant fin à l’éducation nationale et en libéralisant l’acte éducatif.

Le spectacle utilise l’image du parapente (l’ascension aérologique) comme métaphore de l’ascension sociale. C’est donc tout autant une leçon de parapente. L’école reproduit les hiérarchies sociales, les confirme, les légitime. Ce n’est pas une école de l’égalité mais de l’inégalité, rebaptisée « égalité des chances ». C’est l’école de Condorcet. Pourtant, savoir cela, (et l’avoir vérifié personnellement) ne nous avance guère pour agir.

Propulsé par HelloAsso

 

Dimanche 3 février, Chasse-sur-Rhône, salle Jean Marion, 10H – 13H. Prenez votre casse-croûte !

  • Atelier « changer l’école pour la sauver « , animé par Franck Lepage, Maxime Mariette, et vous. L’atelier est ouvert à ceux qui auront vu « Inculture(2) la veille, inscriptions samedi soir à l’entracte ou avant la conf.

Un atelier pour mettre en place des actions concrètes au sein de l’école, élaborées par les participants, quel que soit leur rôle (parents, élèves, enseignants, syndicalistes, militants associatifs, citoyens, élus…), et en fonction du contexte local, de leurs expériences et de leurs désirs dans ce domaine. L’atelier s’attache à identifier l’intelligence collective de ce groupe précis, quant à son rapport à l’école, et à dessiner des pistes d’actions locales pour que ce groupe mette en place les conditions d’une délibération collective sur des enjeux actuels touchant à la question de l’éducation.

Contenus : L’atelier se propose de repartir tout d’abord du vécu de chacune et de chacun sur l’école : qu’estimez vous devoir à l’école et à elle seule ? Puis de mettre en débat le sens de notre éducation nationale : doit-elle servir à former les élèves au monde professionnel, ou plutôt à leur inculquer une culture générale et/ou spécifique, ou bien à les éduquer à leurs futures responsabilités d’adultes, et notamment de citoyens ? Seront aussi travaillées les questions : Faut-il défendre l’éducation nationale ou la laisser privatiser ? Comment agir ? Avec quelle légitimité ? Nous sommes tous des spécialistes de l’école, pourtant nous nous censurons et nous constituons l’école en  forteresse, pourquoi ?

 

14h- 16h  « Le mystère du journalisme jaune » Philippe Merlant, entrée libre et consciente

Journaliste professionnel pendant plus de 40 ans, Philippe Merlant a exercé dans de nombreuses rédactions passant de Radio France à la Vie, L’Equipe, Libération, etc. Co-fondateur en 1996 du site Place publique, il tente de concilier pratique professionnelle et travail de réflexion sur la question : comment réconcilier les médias avec leur public ? De 2009 à 2012, Philippe Merlant a coordonné Reporter citoyen, formation gratuite au journalisme multimédia pour les jeunes des quartiers populaires.

« Le mystère du journalisme jaune » : Sur les traces de Joseph Rouletabille, Philippe Merlant part élucider ce très grand et très curieux mystère : « Pourquoi les médias sont-ils si souvent du côté du manche, du côté du pouvoir, du côté des puissants ? ». Une enquête de l’intérieur, nourrie par quarante ans d’exercice du métier de journaliste. Et une invitation à trouver des pistes pour réconcilier information et démocratie.

 

 

17h-19h  « … et baisse les yeux quand j’te parle ! – De la violence éducative ordinaire à la violence de l’humanité » de Camille Pasquier

« Camille a été comédienne pendant 15 ans et une grande partie de son métier l’a amené à raconter pour de faux des violences qui avaient bien lieu pour de vraies.
Raconter des histoires est-ce faire avancer le monde ? Assurément, mais quels rôles et quelle posture serait la plus cohérente pour participer au bouillonnement actuel ? Cette question revient de plus en plis souvent dans sa tête Finalement en 2017, elle décide de ne plus prendre aucun rôle, ou bien seulement  le sien, de citoyenne bouleversée par tant de sujets à traiter et partage autant ses propres émotions que son point de vue.Elle met fin aux créations pour être entièrement disponible à son propos : accompagner les enfants, accompagner un monde agité, semer des grains de sable pour tenter d’en faire un monde plus désirable.  »

Cette conférence propose des éléments de réponses pour (re)penser la relation dominante adulte-enfant, une invitation à remettre en question individuellement et collectivement un historique très ancré afin d’accompagner les enfants et donc le monde qui doit émerger.

 

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